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CANNES 2008 JOUR 7 : JOUR DE FLIP
publiée le 21/05/2008, par Raphaël.
 
Description
Gros boulot, en ce mardi 20 mai. On doit réaliser nos vidéos pour le concours de courts métrages de la Flip Competition. Argoll a déjà son pitch, puisque c’est moi qui lui ai quasi imposé : l’histoire du Festival vu par les yeux d’une grosse mouche noire. Au début il tiquait, et puis maintenant il s’éclate. Il a appelé ça : « The little big fly ».
Quant à moi, j’ai tout décidé dans le bus, en partant : j’ai récupéré l’idée du type qui veut se venger d’un réalisateur qui a raté un film. Il va à Cannes et le cherche, le trouve et lui colle une droite, avant de repartir dans l’autre sens sans autre forme d’émotion. J’aime particulièrement le titre : « Déçu ».

On a commencé à tourner sur le chemin, et on fait des plans avec les vigiles du palais, avec nos amis de l’accueil, les gens dans les stands. Certains sont irrités de nous voir courir, refaire nos scènes, leur demander des apparitions. Je demande à Michael Manasseri de jouer dans le mien, et il accepte. Argoll me fait faire des galipettes dans les couloirs du marché. Tout le monde nous connaît, désormais. Jusqu’au Carlton, où se passe le drame dans mon film.

Le soir, nous sommes bien contents de nos images et nous sommes gagnés par une sorte d’euphorie qui ne baisse pas lorsque nous rencontrons Peter Coyote dans la file pour le documentaire « Roman Polanski : wanted and desired ».
Il y a du monde dans la salle, probablement même des gens dont on connaît le nom mais moins le visage. Harvey Weinstein présente le film avec l’équipe du film. Sur les sièges, des réservations aux noms de Paulo Coehlo, Tim Robbins… nous attendons Faye Dunaway, ratée de peu à l’accueil le matin même.
En fait, nous ne verrons personne de tout ce beau monde.

Le retour en bus atteint des sommets de drôlerie. Confusions sur les horaires, travaux sur les voies SNCF, nous nous retrouvons dans un exode type « Rencontres du troisième type » et la tension monte d’un cran. Je prends tout ça avec humour, mais une bande de petits cons joue les caïds. Je mène la rébellion. Finalement, on se retrouve avec un scientologue qui défend ses idées. On peut guère faire plus surréaliste !

N’empêche qu’on a deux courts métrages à monter, et on est à la bourre. Et bien sûr, ça ne marche pas…
 
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